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La tortue à plumes

philosophie

17 Juin 2011 , Rédigé par fuzzybabeth Publié dans #pastilles de vie

PHILOSOPHIE

 

Tout un programme. Un vaste sujet sans fin. La question. Des questions.

 

L’année scolaire se termine. Les épreuves de philo viennent d’avoir lieu. Comme chaque année, je vais aller récupérer les corrigés, enfin des corrigés, des points de vue, puisque la philo est une pensée pas une science mathématique.

L’atelier vient de terminer également. Étrange coïncidence. Je fais donc mon bilan sur cette deuxième saison d’ateliers. D’autant plus, que je viens de recevoir la feuille de préinscription pour la saison prochaine. Les deux ateliers sont présents, comment pourrait-il en être autrement, compte tenu de leur niveau. Je n’ai aucun doute, je vais me réinscrire. Ce mardi est précieux, il est à moi, rien qu’à moi. Je peux de plus le partager avec des acharnées comme moi, des curieuses (où sont les hommes ? Ils sont venus, ils sont repartis ! Ah !) Nous montons sur notre destrier et nous partons visiter des contrées, des pensées, des philosophes, connus ou moins connus. Certes, nous ne partageons pas toutes les mêmes préférences. Certains philosophes nous surprennent, nous étonnent, nous déconcertent.

 

Pour l’écriture, la matérialisation est visible. Il me reste mes textes brouillons, raturés, issus de mon imagination avouée ou inavouée. Il y a parfois des textes qui sortent des profondeurs du cœur, des profondeurs des sentiments, des souvenirs.

Troublant. Je ne sais pas si je suis meilleure ou non, qu’au début ! Les choses ne se mesurent pas ainsi. Pas de jugement, juste, encore une fois, le plaisir de laisser la plume crisser sur le papier, se remplir de mots, de phrases qui au final font un texte parfois réussi, parfois nettement moins. Ce qui est beau de constater c’est que la page n’est jamais blanche, que la source est vivante, qu’elle se renouvelle, enfin pour le moment, sans fin.

Je me suis autorisée à en publier un certain nombre sur le blog des plumes magiques et sur le mien. Certaines font de la peinture, d’autres du patchwork, activités aux résultats visibles ; pour l’écriture, il y a toujours la sensation d’être dans l’ego ou dans l’exhibitionnisme, comme c’est curieux !!!

 

 

Revenons à la philosophie, j’ai des notes, des feuilles remplies de notes, de citations, de philosophes, quelques dates pour fixer les époques. Des questions, sans réponse ou avec des ébauches de réponses. Car en fait les réponses sont en nous. Elles sont le résultat d’un cheminement de notre pensée. Une part de notre âme.

J’aime assez la comparaison avec la gymnastique, que je pratique, à dose homéopathique, mais qui soigne, qui entretient mon corps. La philo, elle, soigne mon âme, l’entretient.

Comme pour la gym, parfois, lorsque je quitte la  salle, je me sens vidée. J’ai le sentiment que rien n’est rentré dans mon petit crâne, j’ai l’impression qu’il ne s’est rien passé. C’est faux.

Deux jours après, une pensée me revient, que je peux appliquer dans ma vie, qui m’aide. Comme mon corps qui se réveille.

Il y a une chose certaine dans ce parallèle gym/philo : il n’y a pas de résultat immédiat. On n’a jamais vu avoir des abdos après deux heures de cours. Et bien la philo c’est pareil. C’est une longue et lente construction, un apprentissage au long cours. CENT FOIS, SUR LE MÉTIER REMETTEZ VOTRE OUVRAGE. La vérité, une petite part de vérité est au bout du chemin. Un rayon de lumière, un rayon de bonheur, de savoir, de connaissance, de sagesse.

N’AYEZ PAS PEUR. N’AYONS PAS PEUR. OSONS. PERSISTONS.

 

Une bonne nouvelle, il semblerait que la philo rentre dans les lycées dès la seconde. Enfin dirais-je ! En effet, comment peut-on, dans le cursus actuel, acquérir, comprendre, appréhender, une telle discipline, en si peu de temps. Discipline, pour une fois ce mot est à sa place pour la philo, nous sommes des disciples, des élèves, à l’écoute.

La philo est à la mode, semble-t-il ! Tant mieux aussi. Soyons sages, soyons patients.

 

Après ma deuxième année à l’atelier, je me sens de plus en plus ignorante, enfin une autre ignorance. J’ai besoin de continuer ma «formation», ma quête de sagesse, pour m’aider dans cette vie unique qui est la mienne. Je vais relire mes notes.

 

Je vais méditer sur ces notes, ces phrases, ces pensées qui nous ont été martelées sans relâche, sans faille : et que je synthétise ainsi :

 

«La philo : ce n’est pas apporter une solution»

«C’est se poser des questions»

«Celui qui reste même quand il a peur»

 

«La sagesse, c’est accueillir ce qui est nouveau»

 

Je sens que rien que dans ces quelques minutes où j’écris, les mots reviennent. Les idées se réveillent ! Ouah !

 

Platon et Socrate ont commencé et clôturé la saison. Au milieu, nous avons vécu de grands moments. J’en retiendrai un qui a pour moi été un choc immense : la poésie. Pas celle de l’école, pas celle de La Fontaine. D’ailleurs, il ne s’agissait pas de la poésie, mais d’une vraie pensée poétique.

Je ne sais trop comment en parler, car cette période a été trop importante, il faut que je me recentre.

En attendant, je me contenterai de quelques citations, de quelques-unes des phrases retenues (en espérant ne pas me tromper) :

 

LA POÉSIE :

«C’est voir, s’exprimer, c’est éprouver, c’est une vision du monde, intériorité»

 

«La poésie : partant de la terre… c’est le premier millimètre au dessus d’elle. Marina Tsvetaieva»

 

«La poésie est opposée au discours qui gère la vie» (Midal)

 

«Faute d’un chant pour dire ce qui est, rien n’est vraiment : Zeus»

 

Et puis si à cette occasion, nous avons eu le privilège, de frôler des poètes comme :

R.M. Rilke, ou Ezra Pound, ou Emily Dickinson et d’autres. Il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne pas les entendre et ne pas se laisser emporter… et se poser des questions.

  

Voilà je vais refermer mon grand classeur bleu canard pour l’été, non sans avoir extrait mes notes pour les relire et me préparer à la saison nouvelle. Ne me demander pas ce que je pense de la philo, je la vis, comme je peux, c’est tout. Et c’est déjà tant. Elle accompagne mon quotidien, que demander de plus dans ce monde troublé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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