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La tortue à plumes

la dérive de noël

27 Novembre 2012 , Rédigé par la tortue à plumes Publié dans #coup de coeur - de gueule

 

Le père Noël et sa barbe de coton blanc

Le grand sapin au parfum si fort, arrivé sous mes yeux, de sa forêt alsacienne

Les vraies bougies dans le sapin

La crèche et ses personnages improbables

Le repas du père Noël,

Et bien d'autres choses encore

La chaleur, l'amour, la cheminée, les grands-parents, les parents…

La messe de minuit

La crèche dans l'église

Comme les vitrines des grands magasins à Paris.

Qu'en reste-t-il ?

On peut aimer la marque à la pomme et la technologie et l'innovation qui vont avec on peut aussi regretter certaines valeurs qui ne sont plus, ou qui se sont déplacées.

Il ne faut peut-être pas se lamenter, ce n'est que l'évolution, à l'américaine ? Comme le reste de notre civilisation (civilisation ?), de notre mode de vie.

Où sont les vitrines qui me faisaient rêver, et dans lesquelles tous les jouets animés m'aidaient à préparer ma longue liste pour la lettre au père Noël ?

Où est l'innocence ?

Comment faire une liste au père Noël quand les vitrines sont confiées à Dior et à Vuitton. Oui, elles sont belles, oui les marques sont l'honneur de la France, dans leur idée et l'artisanat qu'elle entraine, tous ces métiers de l'ombre que j'aime tant : les plumassiers, les chapeliers, des noms désuets et pourtant si évocateurs de merveilles. Mais elles sont glaciales, et sentent le touriste, et le fric: pas la vie de mes Noël... d'antan.

Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion d'aller au rayon «jouets de Noël» d'un des deux grands magasins d'Haussmann, j'ai été affligée, plus encore, attristée, par la peau de chagrin qu'était devenue ce rayon. Un corner ou quasi un corner, alors qu'il y a encore quelques années, on pouvait flâner sur plusieurs étages. Paradoxalement, mon amie a trouvé ce qu'elle cherchait. Tant mieux.

J'oubliais le centre-ville se dépeuple, les boutiques de jouets sont en périphérie dans des centres commerciaux homothétiques d'une ville à l'autre, sans âme, mais aussi sans surprise ! C'est là que vont les enfants vivre leurs rêves. Tant mieux pour eux si le rêve existe encore.

Il faut que je m'y habitue, je me sens d'un autre temps, d'un autre monde pour le coup, et comme je ne suis pas concernée par les jouets au moins jusqu'à l'année prochaine, mais là, il faudrait un miracle, alors tout est bien.

Vive le vent d'hiver.



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