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La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

ivresse

Publié le 15 Février 2012 par la tortue à plumes in pastilles de vie

 

Je suis ivre, d'abord d'un abus de Zinfandel qui dépasse la raison. Mais pourquoi le nier ? Le nectar était super et m'a procuré tant de plaisir que tout va bien. Au-delà du raisonnable, certainement, la question est pourquoi ?

 

J'ai de nombreuses pistes, j'ai toutes les réponses, un amoncellement de choses, d’évènements hétéroclites, fantastiques, dynamiques, pragmatiques et diaboliques.

 

Un projet qui me trouble un peu, qui me plait beaucoup, mais qui est chronophage, comme a dit Sophie, au-delà de ce que je pensais. Des questions insidieuses. Un mail déstabilisant, pas pour moi, un manuscrit à lire et que je viens pour plus de confort de transférer sur mon Kindle, vrai progrès, vraie liberté, vrai bonheur. Est-ce que le bonheur tue le bonheur ? Une très très longue conversation téléphonique passionnée, passionnante, et des mots que je voudrais dire, des mots altruistes, des mots d'espoir qui ne sortent pas encore.

Trop d'émotions aujourd'hui, des Paris-Brest, dégoulinants de crème, de douceur, de bonheur, une fois de plus, des Paris-Brest inespérés pour me faire oublier la Saint Valentin qui n'a pas eu lieu. Libre interprétation d'un si beau geste. Mais offerts par un autre, par un amour, par mon seul vrai amour, une sensibilité à fleur de peau, une vraie belle âme comme lui a fait remarquer un de ses amis.

 

Voltaire est revenu dans ma vie, comme pour me calmer. Je peux me tromper, je vais relire ses "lettres philosophiques". Du coup Candide revient, je l'ai lu, relu et relu. Je vais recommencer, il m'apaise. Spinoza me perturbe en même temps qu'il m'enchante. Je sens que quelque chose arrive, trop tôt, la maturation est lente, le "mout" sera surement excellent. En attendant, ce sont les vacances, la rupture avec ce lien du mardi, tellement important, l'immersion dans le caisson à oxygène, celui qui dégage les neurones, qui fait respirer, qui fait vivre, qui libère.

Trop d'émotions, trop de Zinfandel. Une rencontre au Conservatoire, une nouvelle expérience, prenante, mais tellement magique, pourvu que j'assure, pourvu que je sois bonne. Les doutes viennent, un emploi du temps bouleversé, des vraies journées de stage, plus un autre stage le WE. Plus encore un autre projet, l'ivresse, encore l'ivresse, je ne me pose pas de questions cependant, je suis libre, je suis moi, je me jette avec délectation dans ces défis, il n'est décidément jamais trop tard pour bien faire. La bouteille est vide, dommage, j'aurais bien levé mon verre à tous ces projets, ces confiances, ces petits bonheurs qui cognent à ma porte. Je n'ai pas peur d'eux, enfin juste un tout petit peu, le bonheur est si difficile à apprivoiser.

 

Je mélange tout, je m'éparpille tout en ressentant profondément l'émotion qui m'étreint. Hier soir, House a enfin couché avec Cuddy, je sais ce n'est qu'une série TV, elle est ma drogue, bientôt elle ne sera plus.  Mes deux ou trois repaires télévisuels m'assaillent, iconoclaste que je suis d'Arte à Amour Gloire et Beauté,  pas de limite, pas de pudeur, pas de honte.  Ma fierté en quelque sorte et ma force de continuer, d'oser, de vivre, d’être moi, brinquebalante, hésitante, déterminée, fragile et forte à la fois.



 
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