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La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

noces de porphyre

Publié le 28 Mai 2010 par fuzzybabeth in pastilles de vie

Il est 0h15, c’était déjà hier, je fêtais mes noces de porphyre.

33 ans de mariage, plus les autres années, en couple, dans le péché.

J’avais failli ne pas bénéficier des cadeaux  des catherinettes, car j’avais déclaré que la personne à prévenir en cas d’accident était mon concubin. A l’époque, pas de pacs, pas de pardon.

Mon patron un monsieur qui doit avoir l’âge que j’ai aujourd’hui, donc un âge cacochyme, un breton pur souche, du bout du bout de la Bretagne, qui baignait dans un crachin permanent, et savait évidemment mener sa barque. Pour diriger une bande de fous furieux qui partaient au bout du monde, sans portable, sans ordinateur, mais avec une foi et un bagout sans pareil, il fallait en avoir une sacrée paire bien accrochée. Il était terrifiant, mais je le respectais beaucoup.

Avais-je eu droit à un beau chapeau, jaune et vert, peut-être que si quand même, je ne m’en souviens plus du tout. Nos bureaux étaient rue d’Astorg, et certains dans un hôtel particulier près du Monop Saint Augustin,  où dès l’entrée on se trouvait face à un somptueux escalier classé. Les festivités se passaient au premier  étage. Tout était classé monument historique ou quasi, impossible de mettre quoique ce soit au mur. C’était pas très grave, les camemberts et histogrammes étaient encore à l’état de rien du tout. Ce fut une jolie fête. J’avais donc 25 ans, les catherinettes c’est fait pour çà ! On m’a offert pleins de cadeaux dont j’ai tout oublié sauf ma première Delsey blanche qui m’a accompagnée dans beaucoup de mes voyages « around the world » et que j’ai vu tomber d’un petit avion sur le tarmac d’un aéroport indonésien qui devait nous emmener de Bali à je ne sais plus où, ou de Djakarta à Bali ou ailleurs, en tous cas pas au Sulawesi, il n’y avait pas encore d’aéroport. Enfin c’était en Indonésie, et j’étais en voyage de noces. Tout arrive.

 

Ce soir, enfin hier, après une séance destructrice dans mon jardin, certaines plantes ne s’en remettront jamais, je me suis installée devant une bouteille de Bordeaux, vers 22h pour fêter mes noces de porphyre. Seule et ma bouteille. Pour faire la fête, j’avais ouvert une boîte de terrine « pur porc » que je ne digèrerai pas, je le sais, relique du colis de Noël des « vieux » de Colombes, et que je n’aurai pas du manger, cholestérol oblige !

Un petite glace au marc de Champagne, dans sa bouteille en plastique, kitch de chez kitch, un peu trop ramollie, je l’avais sortie pour ne pas me geler les dents, (les miennes, que les miennes, elles sont solides) complèteront mon dîner. Le tout en compagnie de .. Non pas mon mari, il n’est pas là, mon fils a diné depuis longtemps, et ma chienne dort, donc en compagnie de ma télé.

A cet effet, j’ai vu un très beau reportage sur Madagascar, et un roi, roi de rien, mais tellement attendrissant et plein de bonne volonté, au fin fond de rien, s’en était touchant. Puis en compagnie de Gaëtan Roussel chez FOG, après un long débat avec Minc, Attali, l’Attila des médias,  et compagnie sur les problèmes économiques. Si on n’en meurt pas, on sera vachement veinards. En attendant mes actions pour ma retraite se sont cassées la gueule !

Gaëtan Roussel, quel drôle de type. J’ai adoré, Louise Attaque, Tarmac, et j’écoute en boucle sa dernière chanson, « help myself, nous ne faisons que passer », ce qui n’est pas faux.

Il semble que je l’ai vu sur scène, Olympia ? Mais sans aucun souvenir. Il paraît même que je m’étais ennuyée autant qu’à U2 au Stade de France, l’année dernière, dixit mon mari. Il a surement raison. Mais si tu l’as vu à tel endroit, en tel année, t’étais au rang C place 12. Moi, rien, j’ai tout zappé. Sauf le concert de Jean Louis au Cirque d’hiver. Et pourtant je n’avais pas bu, mais  il y avait longtemps que je ne n’étais pas déchirée à ce point là.

 

Voilà, je le savais : le pâté ne passe pas. Gaëtan Roussel me trotte dans la tête.

« Time to get away, gotta help myself » dans l’ombre et la lumière. Moi je vais éteindre la lumière et vais aller retrouver mon Tempur préféré. Bye. See you soon. Tomorrow will be an other day. Today is already in other day. Les gens normaux dorment chut !!!!

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