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La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

le blog

Publié le 17 Novembre 2010 par fuzzybabeth in pastilles de vie

Je commence tout juste à mesurer l’importance de l’écriture et de la publication d’articles, de chroniques, sur un blog. C’est un puits sans fond.  Idiote, tu n’y avais pas pensé avant !!!

Le fait que  je sois entrain de préparer une petite réunion sur le sujet doit y être pour quelque chose. Evidemment, je fais un lien et j’essaie de comprendre ce que cela peut représenter. Je me souviens de ma première navigation sur internet, je ne comprenais pas comment on pouvait passer d’une page à l’autre sans avoir à fermer la page précédente. Comme des livres que tu ouvrirais et que tu laisserais ouvert. J’ai fait beaucoup de progrès depuis et ma vie sans internet est devenue impensable.

Sans internet, je ne serais certainement pas allée à l’atelier d’écriture, par exemple. Zut alors !

Tous les jours, j’ouvre des onglets et des onglets, sur tout, sur rien. Il en reste toujours quelque chose. Même dans l’historique !!!! Tu te trouves tout bête quelquefois.

En fait, je vis en synthèse, en images. Ceci ne m’empêche pas de rester entourée de livres. C’est juste une autre forme de savoir, de curiosité.

Le blog est un autre prolongement. Il est une issue de secours, une échappatoire. Je le trouve exigeant. Tu peux tout lui dire ou presque. Un journal intime exposé à la curiosité de n’importe quel autre curieux. Je suis fascinée. La prise de risque.

Par contre, je n’ai pas aimé lorsque la dame, au demeurant très gentille, avait fait un commentaire sur ma recette de spaghetti.

Il est vrai que peu ont le courage de faire des commentaires, c’est dommage parfois on pourrait avancer. Tant pis. Pour être franche c’est pas toujours évident le commentaire !

Mais là le coup des spaghetti m’a un peu déstabilisée. C’est pourquoi, de temps en temps, je mets la date en guise de titre. Mon fer à repasser vient d’être débaptisé. Je ne veux pas être confondue avec un Rowenta vapeur 2000 watts.

J’aime ma recette, je l’ai d’ailleurs refaite la semaine dernière avec d’autres pâtes, qui enveloppent la sauce comme une plante carnivore. C’est encore meilleur et plus facile à la dégustation, mais je ne fais pas un blog de cuisine. Ce ne sont que quelques feuilles qui relèvent plus de la farce de potache que d’autre chose. Maintenant pourquoi m’interdire de les publier, si j’ai une copine au passage qui s’en sert. Tant mieux. Je n’ai plus la photocopieuse du bout du couloir, alors, why not.

Je comprends les réticences de ceux qui en ont « peur ». Mais si tu ne vas pas voir, tu ne sauras jamais. C’est comme de dire : j’aime pas les poireaux, si tu n’y a pas goûté, comment peux-tu porter un jugement.  Après seulement tu dis, j’aime ou j’aime pas. Pas avant.

Ceci dit, ne soyons pas fous, je vais pas aller me jeter dans la Seine sous prétexte que.

Donc dans mes réflexions préparatoires, et plutôt jouissives, (un peu de nostalgie d’une époque où j’animais des réunions que je préparais dix minutes avant mon intervention, tout dans l’adrénaline, tout dans la spontanéité, oui mais les fondamentaux dans ma poches, les bons chiffres, les bons arguments) pour arriver à quelque chose de cohérent et d’attractif, le 23, sans forcer quiconque, je me suis dit que l’année 2010 allait se terminer et que j’avais déjà écrit un certain nombre de chroniques, toutes sorties de mes tripes, pas toutes publiées.

Je me suis donc autorisée, dans un grand rire, à me dire que j’allais fêter cela. Dès 2010 finie, grande année pour moi, très compliquée, très bouleversée, j’ai décidé de reprendre tous mes textes, de faire une jolie mise en page, des photos, des illustrations de l’année et de me faire LE book de mon année. J’en connais au niveau – 2 qui le font tous les ans depuis plusieurs années. Je ne vais pas copier mais je ne vais pas non plus m’en priver parce que….

Je serai mon éditeur, ma maquettiste, mon imprimeur, mon auteur. MOI, MOI en vie, droite, debout. J’aime cette idée. Je me ferai une dédicace. J’ai le vertige, arrêtez-moi. Non, ne m’arrêtez pas je suis si heureuse de ce tourbillon qui se met en place. MA vie est là. Je vais y arriver enfin si je ne m’arrête pas au milieu du gué comme tout bon bélier qui foisonne d’idées mais qui est pathologiquement incapable de les réaliser s’il n’a pas « ses esclaves » pour le faire. Je sais c’est comme çà. Je ne cherche même pas le début d’une once de rien de justification. Youpi ! La vie est belle.

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