Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

into the wild

Publié le 16 Juin 2012 par la tortue à plumes in vu - lu - entendu...

"HE DIED ALIVE"

2432139040_50d01d0caf.jpg

 

Quoi de plus authentique. Était-ce le jour pour regarder ce road movie ? A priori, non, tout allait de travers, ou je le pensais plutôt. Suggestivité. Fatigue. Ennui. Lassitude. Morosité d'un jour sans soleil, une pluie insidieuse qui depuis des jours pénètre le corps et le met en douleurs.

Et puis, autant profiter de cette parenthèse, je ne suis plus à une désespérance près.

Très en retard sur ce film sorti en 2007, trouvé par hasard à la Fnac, inséré comme machinalement dans le lecteur de DVD… Et puis la lecture démarra.

Happée par les paysages, happée par l'histoire de ce jeune adulte qui avait une "belle" vie toute tracée à 22 ans, diplôme en poche. Trop facile, une vie sans rêve, sans avenir, sans désir.

Le départ. Un but, un objectif, un rêve : l'Alaska. Long chemin du sud au nord des États-Unis, il n'y a pas si longtemps, histoire vraie des années 90, décennie difficile, sans illusions.

Paysages à couper le souffle, rencontres fabuleuses pleines d'humanité, de tendresse, de compréhension, quasi sans un reproche, ou alors en filigrane doucement distillé.

Difficultés après difficultés, mise en scène exigeante, mais au plus près de la vérité. Sean Penn sans concession. Un jeune acteur attachant ayant perdu entre 15 et 17 kilos pendant le tournage.

Juste la violence de la vie, de la survie, de la confrontation aux éléments à la nature qui seule est maîtresse du monde.

L'Amérique : une grande partie défile. Été, et sa chaleur accablante, hiver et ses froids rigoureux. Tout y est, tout est dit.

L'interview de Sean Penn et de son Équipe, indispensable à écouter, en apesanteur, après que le mot "FIN" soit apparu et qui est comme une claque en pleine figure, tant on se sent près de cette histoire et de cette fin inéluctable, mais "nécessaire". Allez jusqu'au bout de soi, de ses rêves, OSER. Oser sans vouloir faire de mal à l'autre, ce qu'il ne comprend pas toujours. Ne pas faire quelque chose contre l'autre, mais pour SOI, certainement le challenge à relever que beaucoup aimerait relever, "beaucoup" peut-être moi, mais ne pas le faire par…. Être soi, soi et soi encore, sans haine, juste dans une pulsion de vie.

La vie peut être courte, peut être longue, l'important est de se l'approprier (il faudrait vouloir se l'approprier et ne pas se cacher derrière les vieilles peurs que l'on nous a apprises) et de la vivre en quête du bonheur personnel, un et indivisible.

Une leçon de vie, de tolérance, d'amour, de partage, de l'oxygène plein les poumons.

Une page de philosophie à l'état pur, un film fait juste pour réfléchir. C'est déjà tant.

Je suis certaine que cette histoire me hantera longtemps.

"he died alive" quoi de plus beau !



 


Commenter cet article