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La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

Eddie Mitchell

Publié le 17 Novembre 2010 par fuzzybabeth in vu - lu - entendu...

 

Olympia 27 octobre 2010

Comme pour tous les concerts majeurs, nos billets nous attendaient depuis presque un an. Une soirée un peu inédite puisque nous la partagerons avec mes cousins chéris.

Ce sera pour moi, le dernier concert en 2010 des tournées d’adieux entamées il y a un an avec Cliff Richard.

 C’étaient mes tendres années et mes premiers émois musicaux.

Je n’ai jamais été un vrai fan, très peu de disques. Jamais un concert depuis celui des premières années Chaussettes Noires en banlieue. Daniela, dactylo rock. Vraiment les débuts.

A cette époque mon idole absolue était Johnny abandonné depuis bien longtemps en cours de route. Je préférais les Chats sauvages, mais les chaussettes m’ont accompagné dans mes années lycée.  

Voilà nous y sommes, Yves attaque son sandwich avant de rentrer dans la salle. Nous montons grrrr au balcon assez haut, très rare que je sois aussi mal placée à un concert. Tant pis, on fera avec. J’ai prévu mes jumelles, il n’y aura donc pas de souci pour être au cœur de l’action.

 Le public n’est pas très jeune évidemment, assez sage. Pas de débordement à prévoir. Ce sera calme. Même pas besoin de bouchons d’oreille enfin pour la première partie de son spectacle.

 Une première partie sans grand intérêt, mais respectons les artistes.  Avec l’entracte, ceci nous conduira jusqu’à 20h45 et l’entrée d’Eddy sur scène. Costume gris perle, trois pièces, chaîne au gilet, chemise blanche. Du classique.

Comme je suis toujours dans l’affect et non dans le technique, je me contenterai des symboles.

Et puis je dirai juste qu’il fallait juste être là ce soir. Pour le reste. Il suffit de participer. J’étais certaine que je connaîtrai par cœur, peu ou prou, les trois quart du répertoire. Je ne m’étais pas trompée.

La première partie se fait avec son orchestre guitares, batterie, et Steinway omniprésent. Puis vers la dixième chanson apparaît au fond de la scène sur une petite estrade une section de cuivre de douze musiciens. Là j’aime moins. Même si les musiciens sont excellents.

Tout le répertoire se déroule. Je vous recommande les blogs spécialisés pour les détails !!!

Il manque quand même un peu de chaleur, un peu d’empathie. Je trouve qu’il y a une vraie barrière invisible qui me dérange. Je crois que je le préfère finalement comme animateur, présentateur, acteur que comme chanteur. Mais bon çà n’engage que moi.

Je ressors donc de l’Olympia avec un avis un peu mitigé. Ni ravie, ni déçue. Un moment qu’il fallait vivre, un long moment puisque le concert aura duré 2 belles heures, sans moment creux, juste 1 rappel où le public se déchainera avec le boogie woogie, chanson qui ne fera pas bouger un orteil car je n’aime pas cette époque de son répertoire. Qu’importe nous avons passé un bon moment, je pourrai noter dans mon agenda : « j ‘y étais » comme un événement où il fallait être. Mais sans réelle émotion, si ce n’est celle de se dire qu’on ne le reverra plus sur scène et que quand même il a l’âge qu’il a, et qu’il a traversé  les décennies à son rythme, sans heurts et c’est déjà beaucoup, sans trop de dégâts !

Allez un petit clin d’œil : une fois il passera la jambe par dessus le micro comme au bon vieux temps !  

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