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La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

c'était déjà hier

Publié le 10 Février 2013 par la tortue à plumes in pastilles de vie

À mon aurore, il est dix heures vingt.

La journée peut commencer

l'Assam cuivré, chaud et fumant, rempli mon bol

m'attend

la chienne sur les genoux

Je sens sa chaleur, sa douceur

Sa gourmandise aussi, un peu de réalisme !

J'ai besoin de sa présence ce matin

Hier soir, je l'ai un peu rabrouée en rentrant

J'avais oublié l'heure

Erreur de métro

Puis le chemin dans le mauvais sens

Reculer l'échéance

Et pourtant, être là

La rue, je marche à grands pas, je sors la petite boîte verte

Respirer…

Demain, dans un an, dans dix ans elle aussi ira rejoindre le paradis blanc des chiens

Je serai dans la panique, et parallèlement dans l'action, c’est un peu la même chose parfois !

Je choisirais aussi mes vêtements : rituels

Passages obligés, en tous cas, pour moi

Je me souviens, la robe grise et bordeaux pour Biba

Rappelle-moi l'année ? 1972 ? son regard ne m'a jamais quitté

Je n'ai jamais ressenti cela pour les autres qui ont partagé ma vie.

Elle y retrouvera Hoël, calmement endormi, hier, pour toujours, brave, altier, courageux et exceptionnel jusqu' à son dernier souffle. So long…

Bref ! la vie d'un animal

Il faut tourner la page

Notre vie n'est pas leur vie

Mais sans notre vie, quelle est leur vie ?

Autre débat

Son collier rouge dans le sac rouge de Marie,

une tache de couleur, pour un moment gris

Le remercier de ce moment ; communion intense entre nous, une trinité, pour lui autour d’ elle. Moment fort.

Et puis les gâteaux au chocolat, offerts par Philippe, pour adoucir l'instant

Et puis la discussion dans ce bistrot

fréquenté une première fois en "repérage"

Et où je ne reviendrai plus

Un bistrot comme je ne les aime pas

Un peu triste, un peu lugubre, lumière glauque ? glâbre ? les deux !

Et pourtant on a ri

Cacher la peine

On a refait le monde

On a remonté les fleuves

Et puis nous nous sommes quittés

Direction un apéro de l'autre côté du mur

Je le retrouve juste de retour de Rome

Terrain neutre

Plus facile, sensation étrange

Un petit garçon caché sous un masque de Zorro

Une petite fille délicieuse blondinette m'a presque attendrie

Presque, j'ai tant de mal avec les enfants !

Une labrador robe couleur du beurre a eu ma faveur

C'est ainsi

Assumer ses choix, ses élans

Oh ! quelques flocons de neige se heurtent à la fenêtre

C'est encore l'hiver

Qu'il est long cet hiver

Les mauvaises nouvelles pleuvent

Résister à leur impact sur mes frêles épaules

Pas possible

Empathie, amitié, solidarité

Une grande pensée à Agnès R. pour cette autre rupture ce mardi

 

Soudain, son visage m'apparaît, je ne l'ai pas cherché

Il s’impose : Frida Kahlo

Mon obsession

Octobre… encore quelques mois

Je souris

Enfin une bonne nouvelle

En attendant, écrire avec un collégien

Quelle gageure !

Pas vraiment ma tasse de thé

Mais les mots sont plus forts que tout

Ils m'emportent dans leur nudité, dans leur spontanéité, dans leur vérité

Alors j'ai foncé

Frédérique était "nuancée" elle me connaît bien…

Ecartés les deux ou trois petits détails

Alors prête pour :

Explorer l'inconnu

Découvrir

Visiter immobile des terrains méconnus

L'aventure est en route

Je la "kiffe" comme ils doivent dire mes «4e»

4e : mauvais souvenir

j'en ai fait deux

on m'a dit "merci"

les premiers émois

classe mixte

j'ai bien fait d'en profiter

çà c'est gâté après

sauf que…

J'y ai fait une rencontre, jamais démentie

Qu'avons-nous en commun ?

Rien, oh bah non ! plein de choses

autrement…

surtout un immense respect de l'autre

et la joie de rigoler,

et l'écoute qui n'a pas de prix

Mon amie écoute Fauré et moi Ummagumma !

on s'en fout ! c'est pareil,

mon rendez-vous du troisième jeudi du mois

une part de mon présent, nourrie du passé

il y aurait tant à  écrire

et si j'en faisais une nouvelle

à suivre

faire revivre nos délires

les lettres insensées écrites pendant les cours

ah ! si nos mères savaient

des délires adolescents

des voyages imaginaires

des rêves plein la tête

 

nous risquions la règle sur les doigts

le parquet à cirer

la vaisselle dans les douves

 

La voie est libre Marie

Dorénavant ton temps est à toi

Tu peux ranger la serpillère

Tu es libre

Fais-toi plaisir

Tu as le droit

Tu peux le faire

Alors, fais-le

J'ai confiance en toi



 j'aurais voulu mettre une photo mais je n'ai pas osé
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