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La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

banalité estivale

Publié le 9 Juillet 2010 par fuzzybabeth in pastilles de vie

 

Il fait chaud, il fait trop chaud, pas assez chaud. Il y a du vent, puis il n’y en a plus. L’orage arrive, il dévaste ton jardin et ton fragile équilibre intérieur.

Rien qu’une banalité estivale. Seulement elle peut faire des dégâts. Alors, certains restent camouflés derrière les volets fermés. D’autres plus chanceux « on la clim’ dans leur bureau ».

Le ventilateur brasse de l’air oui, c’est sa vocation, mais pourquoi faire, tu as encore plus chaud lorsqu’il se tourne, dans un cliquetis métallique, de l’autre côté de la pièce et qu’il ne fait plus frissonner ton jupon léger.

Tout çà c’est très bien, mais moi pour le moment, je m’en moque. Je me débats dans plusieurs problèmes à la fois, familiaux, économiques.

De loin, il faut surveiller beau papa.

De près, si je puis dire, j’apprends ce qu’est l’épandage d’une fosse septique. Passionnant le sujet, je ne savais même pas que çà existait.  Et je m’en portais bien.

Il faut que je monte au créneau pour avancer. Pourtant tout avait été fait, dans les règles, oui mais les règles ont changé, et mon village est devenu Clochemerle. Et moi je fais quoi ??? On empile des lois sur des lois, l’écologie a bon dos !!! Grenelle 2 qu’ils me disent, même pas votée la loi et déjà il faudrait s’y soumettre. Le monde est fou. On en crève. Les graviers, le sablon, l’analyse du sol. Je voudrais hurler je ne peux pas. A mon niveau l’enjeu est énorme.

 

Comme les nuits sont très dures, et l’absence de sommeil problématique, tout devient compliqué.

Heureusement, hier pendant le cours de gym des « vieux » une dame me dit : « on se connaît ». Je la regarde. Un visage m’arrive, pas le bon, pas de nom, pas d’indice. Ouf ! aussitôt, avec un grand sourire, très sympathique, elle me dit, « oui, à la philo ». Toc, j’oublie les abdos. Je me connecte. Youpi. Elle était venue faire un essai, puis plus revenue, parce que pour deux cours, il lui fallait payer le trimestre. Absurde !!!

En tous cas, et je suis très contente, elle sera avec nous à la rentrée. Peut-être que nous nous retrouverons aussi à la gym. Ce serait bien. En attendant, je lui ai laissé ma petite carte pour qu’elle ait un tout petit point de repaire avec le groupe. Il faut saisir tous ces petits fils, il faut les apprivoiser, ils sont importants, pour moi. Indécence ? non, partage seulement. Je sais que Dame Agnès est réinscrite, elle m’a envoyé un joli poème sur les tortues, je vais voir Léa. Tout est bien.

Pour le reste, le temps me manque, les soldes se feront sans moi, le 14 juillet aussi. Gérer les priorités, gérer, être dans l’action. J’y suis sans état d’âme, sans douleur. Je m’oublie, j’aime beaucoup être ailleurs que sur mon nombril mutilé. Il sera toujours temps de s’y réfugier lorsque le temps sera venu. Pas trop tôt, je suis bien dans cet état. Je suis utile. Cinq petites lettres qui veulent dire beaucoup.

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