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La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

9 nuances de mots - acte3 - j'aperçois à l'horizon

Publié le 1 Mai 2020 par la tortue à plumes in 2020, ami(e)s de la tortue, saga covid19, 9 nuances de mots, atelier virtuel CSC

"9 nuances de mots" en vert espérance
9 participantes
9 battantes
9-inées qui refusent d'être confinées.
atelier éphémère virtuel du CSC des Fossés-Jean pendant le confinement covid19. Des accroches, des propositions libres,selon les disponibilités de chacune, un texte ou pas 
=====
 
 
J'aperçois à l'horizon une fumée grisâtre:
Quelques tas d'herbe sèche, de branchages, de feuillages?
Nous devisons, tranquilles, assis sur nos vélos,
Prenant quelques photos ...
Ne pas rentrer trop tôt :
Le temps était si beau !
Humant l'odeur des prés, chantant à pleins poumons
De vieilles rengaines, de récentes chansons.
Soudain l'air frais se fit plus âcre,
L'horizon se ternit pour devenir noirâtre.
Interloqués, nous nous hâtâmes d'approcher;
C'est alors qu'un tableau dantesque, déchaîné
S'offrit à nos regards ! Éperdus de terreur
Nous contemplions, hagards, l'incendie ravageur
Qui dévorait furieux, notre belle demeure!
 
Odette
 ✍🏻✍🏻✍🏻
 
 
J'aperçois à l'horizon une terre aride, fendillée, sans âme qui vive...Rien d'autre que cette terre qui bouche mon horizon. Le soleil continue de darder ses rayons et même pas un parasol pour me protéger de ses piqûres. Aucune pancarte non plus pour indiquer la direction à suivre : à gauche, à droite, continuer d'avancer devant moi ?
L'anxiété commence à s'insinuer dans mon esprit, ce n'est pas encore la panique. Tant que la lumière est là, je peux toujours avancer... Hélas, c'est sans compter la chaleur qui devient accablante, qui épuise toutes les réserves d'eau que mon corps peut contenir. La sueur dégouline dans la ligne creuse de mon dos. Je suis fatiguée, fatiguée... je m'assois mais la terre brûlante me remet vite sur mes jambes, sur mes deux pieds chaussés de tongs.
Je me remets en marche, dans quelle direction, je ne saurais le dire, je ne distingue plus la gauche de la droite. Je m'obstine seulement à répéter que je finirai bien par aboutir quelque part, un lieu habité par des humains...
Le soleil a disparu dans le ciel. Les premières étoiles apparaissent. Déjà la nuit et moi qui rêvais lorsque je vivais en France (il n'y a pas si longtemps!) de cette rencontre avec un ciel étoilé, le ciel étoilé de l'Afrique noire. Je l'imaginais beaucoup plus romantique, mon cœur en expansion, mes deux bras ouverts embrassant l'immensité de la voûte céleste. Non ! Me voici assise  -maintenant, c'est possible-, recroquevillée sur moi-même comme si j'étais confinée dans l’exiguïté d'un studio de 14 mètres carrés. Recroquevillée parce qu'à présent, c'est la panique qui s'empare de moi, toutes les peurs de l'enfant dans le noir où tous les êtres malfaisants peuvent surgir. Le jour, pas de démons, mais la nuit, ils apparaissent et ricanent. Seul point rassurant dans cette folie qui m'envahit : je n'entends aucun ricanement. C'est plutôt silencieux.
Combien de temps suis-je restée assise dans l'obscurité de l'univers, sans bouger ? Le silence me pèse, alors pour entendre au moins une voix humaine, je me mets à sangloter, des sanglots étouffés qui s'enflent peu à peu. L'espoir que quelqu'un entendra mes sanglots...
 
Quelqu'un, un homme à la peau couleur du chocolat, dans un grand boubou blanc debout à côté de moi. Il me regarde sans rien dire. J'arrête mes sanglots, je me lève. Il marche, je le suis. Nous arrivons dans un petit village. Un rassemblement de cases en terre cuite. Je suis l'homme dans une case, faiblement éclairée par une lampe à huile. Il me montre de son bras tendu une natte étendue à même le sol. Je m'écroule sur la natte et je sombre dans un néant réparateur…
 
Myosotis
 ✍🏻✍🏻✍🏻
 
 
 
Je me promène le long de la plage et d'un seul coup, à l'horizon j'aperçois, ce que je prends pour une famille de requins
Panique, des requins en Méditerranée près de Narbonne, c'était à la fois inquiétant, inimaginable, mais en même temps fascinant
Je n'étais pas là seule à les voir, des groupes se forment et chacun donne son avis sur ces requins
Les maîtres nageurs sortent le hors bord pour aller voir de plus près 
On voit beaucoup de monde avec des jumelles
Toute la journée on a fait des suppositions ces requins préparaient ils une attaque, étaient ils perdus ou en danger 
Il a fallu attendre le lendemain pour avoir la réponse, les sauveteurs les ont approchés, c'était une famille de dauphins, la plage a donc été réouverte et on a fini nos vacances tranquillement
Ça se passait à Port Leucate 
 
Aidapa
 ✍🏻✍🏻✍🏻 
 
 
 
 
J'aperçois l'horizon...
Tourne la tête, écarquille les yeux et regarde,
Cette ligne au loin bosselée par les formes des montagnes.
Elle est l'espoir d'un autre meilleur,
D'une vie étrange, mais tellement euphorisante.
Imagine-la se rapprocher à chacun de tes appels.
 
Je veux avec hardiesse te croire Magellan.
Parce que chez moi les oiseaux ont cessé leur chant,
Les fleurs s'interrogent sur leur utilité.
La faune fuit la présence des homo sapiens,
Et les arbres chutent lorsque la forêt est sacrifiée.
 
Fait-il bon vivre par delà ce trait qui sépare là-bas d'ici ?
Alors je le fixe, encore, pour entrevoir ex visu,
Ce que pourrait être une existence sans prédation.
Enfin ! j'aperçois l'horizon. Il sépare l'immortel du mortel,
Donnant l'illusion que l'éternité installe un paradis sur terre.
 
Roselyne Allen
 ✍🏻✍🏻✍🏻 
 
 

 

 
 
J’aperçois a l’horizon, 
Mais c’est quoi ce truc 
Du haut de sa grange,
Juliette, petite fermière du
Colorado aperçoit une masse 
Assez grosse, de couleur marron
Non ce n’est pas possible 
Je pense que ce n’est qu’un 
Cauchemar de plus, qui 
J’espère n'est pas prémonitoire
Du haut de ses trente ans, célibataire 
Elle commence à paniquer
Ça ne sent pas bon du tout
Elle se gratte la tête, elle réfléchit 
Déjà hier matin, en allant traire sa vache 
Églantine, elle avait senti le vent tourner
Les corbeaux craillaient en nombre
Sans comprendre pourquoi, elle continue
À vivre sa vie comme d’habitude,
Tout à coup, elle file dans sa maison,
Entre dans le living-room et allume
Sa télé et met la chaîne d’information Cnews.
Et tout de suite elle comprend que c’est 
Bien la tornade Speedy 17 qui s’approche 
Mon dieu, mon dieu qu’est ce qui va se passer
Maintenant. Elle se gifle pour reprendre
Ses esprits. Elle court pour mettre Églantine 
Et son cheval Joker à l’abri, elle les embrasse 
Puis prend dans ses bras ces deux poules 
Et descend dans l’abri anti-catastrophe
Elle prie très très fort, quelques larmes coulent 
Sur sa joue, et sent son cœur battre à en sortir 
De sa poitrine, elle entend les volets claquer
Par le vent soufflant très fort
Soudain, plus aucun bruit, un silence s’installe 
Elle décide de sortir de son abri, sort dehors 
Et reste sans voix sur les conséquences 
De cette terrible tornade. Son potager dévasté
Les fenêtres brisées par les arbres
S’inquiétant pour sa vache et son cheval,
Elle ouvre la porte de la grange et dieu merci
Ils n’ont rien. Elle rit et crie un bon coup
Histoire d’évacuer tout ce stress.
Mais le plus important dans cette tragédie 
C’est que tout le monde est en vie et pour elle 
C’est tout ce qui compte après le reste n’est que
Matériel. Pour se remettre de des émotions 
Elle file se faire une tasse de thé miel/citron
Et écrire sur son journal intime qu’elle tient
Régulièrement avant de sauver ce qui lui reste.
Speedy Kart
 ✍🏻✍🏻✍🏻 

 
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