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La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

l'île Hélène, je me suis retournée, j'admire le décor et autres...

Publié le 3 Janvier 2019 par la tortue à plumes in Atelier saison 2018 CSC Fossés-Jean, ami(e)s de la tortue


Il était là, égal à lui-même
Il était là, face à l’océan
Seul le bruit des vagues arrivait à ses oreilles
L’homme se remémorait tout ce qu’il avait traversé durant sa vie :
la guerre, entre autres
choses.
Il y pensait souvent.
Certes, beaucoup de souffrances, mais durant cette période, il avait surtout rencontré
l’amour, l’amour avec un grand A.
Il se disait qu’il serait éternel, que c’était la femme de sa vie.
Et puis... mais ils avaient vécu tant de belles choses pendant ces cinquante années passées
ensemble. Ils avaient eu de beaux enfants.
Aujourd’hui, il fait beau, le ciel est bleu. Il est assis au bord du quai. Il est entouré de ses
deux petits-enfants.
Il est bien.
Ils sont bien.
Accroche : « Je me suis retournée... »
Je me suis retournée, encore et encore.
Cela fait plus d’une heure que je suis couchée, mais rien !
Oui, rien à faire.
J’ai beau fermé les yeux, mais il ne vient pas !
Je compte les moutons, les dauphins, les tortues et les girafes, mais rien !
Je l’appelle mais le Marchand de sable doit encore être en plein papotage avec Gros
Nounours chez Nicolas et Pimprenelle.
Je ne sais pas pourquoi ils restent souvent longtemps là-bas.
Pourtant, ils ne sont pas les seuls à vouloir dormir !
Moi aussi ! Moi aussi ! Non mais !
Après, quand maman vient me réveiller le matin, j’ai l’impression que je viens juste de m’endormir, tant je suis fatiguée.
Moi, je dis qu’ils devraient passer chez moi avant d’aller chez Nicolas et Pimprenelle !
Sophie

sur la lettre V - un quatrain
Vive les vacances !
Voui, je les attendais avec impatience !
Vincent me l’avait dit hier, mais je ne le croyais pas.
Voilà, c’est aujourd’hui, c’est là !
Sophie
 
J’admire le décor...
J’admire le décor, ou plutôt, j’admire ce décor.
En général, lorsque l'on va au théâtre, c’est pour les comédiens, mais moi, c’est surtout pour les décors.
Je me souviens, lorsque j’étais plus jeune, j’allais souvent dans les coulisses et je regardais papi travailler sur les décors des pièces de théâtre.
Et aujourd’hui qu’il n’est plus, je l’imagine avoir fait celui-ci et d’autres.
Nostalgie, quand tu nous tiens...
Mon fils, qui a connu son arrière-grand-père jusqu’à ses dix ans, l’a beaucoup écouté raconter son métier et a décidé de faire comme lui. Quand il me l’a appris, j’ai été très touché.
Une larme a coulé sur ma joue et il m’a dit :
« Mais, tu pleures, papa ? »
Je lui ai répondu : « Oui, tu me rappelles mon grand-père. En quelque sorte, il revit un peu grâce à toi. Merci mon grand. »
Sophie
 
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Assise sur l'océan pensif,

 La vague traîne ses problèmes,

 Problèmes de coeur,

 Problèmes de peur.

 La vue des récifs attractifs

 Mais un brin rétifs

 Le sort de sa torpeur.

 Elle bouge la vague,

 Elle danse, elle entre en transe

 Et se balance avec vigueur,

 Un vent léger lui chante une romance :

 Paroles d'amour,

 Éternels discours

 Qu'on ne se lasse d'écouter.

 Elle danse la vague,

 Dans l'infini bleuté

 De l'éternité.

Osaka

 

Je me suis retournée

 Pour le voir passer.

 Il était beau comme un dieu tombé de l'Olympe

 Son corps vigoureux éclatait de santé.

 Oserais-je jamais m'asseoir à son côté?

 Je me pris à rêver:

 Comment s'appelait-il,

 Bruno,Théo ou Picasso?

 D'où venait-il?

 D'une île lointaine

 Des steppes africaines?

 Ses longs cheveux bouclés

 Ondulaient dans le vent

 Sa démarche ? aérienne, sereine,

 Insufflait tout l'amour qui fusait de ses veines .

 Tel un aimant il m'attira,

 Je me perdais dans ses pas

 Je humais son odeur.

 Non, je n'aurais plus jamais peur

 De le côtoyer .

 Je me suis retournée

 Pour le regarder

 Pour l'admirer.

 Il m'a souri, et

 Il est reparti...sans moi!

 Mais j'étais ravie!

 Osaka

 

J'admire le décor,

 Cor de chasse, sonne encor'

 Cor au pied qui m'empêche de marcher

 Corps rompu par l'effort intense

 Corrompus par l'ivresse immense

 Les gens avancent en zigzagant

 Poussés par l' insatisfaction

 En faction devant leur désir.

 Où vont-ils de ce pas?

 La guirlande vacille,

 Brillant de mille feux.

 L'étoile qui scintille

 Fait un signe à mes yeux:

 Je la suis dans un rêve tout bleu .

 Osaka

 

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Lettre R
Rayon de soleil me caressant la joue
Rouge comme la lave d’un volcan
Rage de vaincre comme une lionne
Ronde comme une balle de tennis à Roland Garros.
bouledenerf92
 
 
J’admire le décor
J’admire le décor du sapin,
Avec toute ces guirlandes et ses boules,
J’admire le décor des maisons à Noël,
Mélangeant les couleurs
J’admire le décor de la table avant d’aller manger
J’admire le décor du salon décoré par les enfants
J’admire le décor de la ville qui met de la joie
Et illumine les yeux des petits et des grands
J’admire le décor de la nativité en plein milieu du centre-ville
J’admire le décor de Noël tout simplement
bouledenerf92
 
Noël
Le 25 décembre
Joie de fête pour les petits et les grands
Décor du sapin fait en famille
Les petits et grands se bataillant à coup de boules de neige
La rencontre des enfants avec le père Noël
Le soir où l’on se retrouve au coin du feu pour se raconter des histoires
Agrémenté d’une tasse de chocolat chaud "chamalo"
Soir de fête où tout le monde chantonne
Soir de fête où l’on retrouve autour d’un bon repas
Soir où tout le monde se bourre la gueule
Soir de règlements de comptes
Mais toujours cette joie de passer un bon moment en famille
Quand vient minuit, arrive l’ouverture des cadeaux
Le bazar se retrouve dans le salon
Le pétillement des petits et grands
Mais le plus important en ce 25 décembre
C’est d’avoir une douce pensée
A tous ceux et celles qui sont dans l’incapacité de fêter Noël en famille
bouledenerf92
 
Je me suis retournée
Assise sur la plage
Le sable fin caressant les orteils
Les palmiers me protégeant du soleil
Le son de la mer me titillant les oreilles
L’odeur de la mer me caressant les narines,
Quand soudain, je vois au loin des dauphins
Je ferme les yeux un instant
Pour laisser aller au loin mes pensées
Quand soudain, je sentis une brise
Me caressant la nuque
Je me suis dit : « Ah c’est mon prince charmant »
En ouvrant les yeux, je m’aperçois
Que c’était le serveur
Il me dit d’un sourire : « Je vous apporte votre verre »
Je le remercie, puis en un quart de seconde
Je me retourne, et là je le vois partir au loin
A ce moment-là, je me dis en soupirant que c’était juste un rêve.
bouledenerf92
 
Rencontre avec un dauphin
C’était un matin de décembre
Une jolie jeune fille faisait
Son jogging sur le bord d’une corniche
Elle s’arrêta pour prendre son souffle
Elle posa au loin son regard face à l’océan
Pour s’en aller loin  dans une pensée
Le rêve de nager avec les dauphins
Dans une eau bleue turquoise
Une vague les rapprochant auprès d’eux
En un quart de seconde, elle s’approcha d’eux
Elle tend sa joue pour un doux baiser d’innocence
A cet instant elle ouvre les yeux
Étant de profil, le vent lui caressant
La joue, et a dû reprendre
Le chemin du retour
Car ceci n’était juste qu’un simple et beau rêve
bouledenerf92
 

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L’île Hélène

Assis sur un banc devant l'océan
Devant l’océan égal à lui-même
Un homme pensif se masse les tifs
Interrogatif, à quoi pense-t'il
A quoi pense-t'il livré à lui même

Il pense à son île, son île Hélène

Est-ce que l’île l’aime

Assis sur un banc devant l’océan

L’océan jamais tout à fait le même

Dans le bruit lascif autour des récifs

Que la vague enchaîne

A quoi rêve-t’il l’éternel bohème

Il rêve à une île dont le littoral

A le pur profil de l’amour total

Assis sur un banc devant l’océan

Devant globalement la Terre tout entière

Qui jamais n’enterre ses haches de guerre

Ou si peu, si guère que c’est faire semblant

Il pense que le vent fraîchit sur sa joue

Il pense que l’amour sait vous mettre en joue

Ban Ban Ban

Il pense surtout devant l’océan

Bel esclave bleu qui remue ses chaînes

Il pense à son île, à son île Hélène

Est-ce que l’île l’aime

Pense-t-elle à son il ?

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L'Île Hélène

Claude Nougaro

Auteur: Claude Nougaro

Compositeur: Yvan Cassar

Edition: Miss Terre/Yvan Cassar

Paroles de L'Île Hélène © Les Editions Du Chiffre Neuf

 

audio : https://www.youtube.com/watch?v=vSnhdfNtP98

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sélection de textes de l'atelier d'écriture (club écriture) du 19 décembre 2018 au CSC des Fossés-Jean Colombes

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l'île Hélène, je me suis retournée, j'admire le décor et autres...
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