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Publié par la tortue à plumes

 

Lorsque la résonance des faits est plus importante que le fait lui-même.

 

Plus les pensées s’entrechoquent

plus la tristesse s’installe.

 

Les mots rendent heureux

les mots rendent triste

les mots sont joyeux

l’absence de mots est pire,

Il aurait suffi d’un message,

pas plus

trois mots pas davantage

“bonne fête maman”

et le tour était joué.

 

Le téléphone a porté de main

j’ai attendu en vain

ils ne sont pas venus

le téléphone n’a pas sonné

la sonnette de la porte non plus.

 

Déception, tristesse : oui

égoïsme non

au contraire.

Il n’y a qu’une personne à qui l’on puisse dire :

“bonne fête maman”

puis, quand elle est partie

les mots s’étouffent dans ta gorge

tu n’as plus de main à serrer

de baiser à partager

et les larmes coulent

c’est irréversible.

 

Je m’en remettrai

il viendra décalé

et je saurai pardonner

mais je n’oublierai pas

car il savait

il était invité

je peux comprendre son absence

j’ai bien du faire pareil

plus d’une fois !

je sais que la suocera a du souffrir aussi

pas les mêmes dates,

et puis elle n’était pas ma mère.

héréditaire ?

timidité ?

rébellion ?

anticonformisme ?

 

Je ne demande pas un cadeau

juste une attention

juste une pensée

ce sont les plus beaux cadeaux.

Je peux m’acheter mon cadeau,

j’ai cette grande chance,

c’est d’ailleurs ce que j’ai fait !

on n’est jamais si bien servie que par soi-même,

maintenant, lorsque je déjeunerai dehors,

cette table aura une âme

une pièce de plus dans le puzzle de mes souvenirs

en attendant…

 

💔 Comment ne pas penser aux autres,

à Manon et à sa maman à qui elle n’ offrira plus son sourire ?

 

💔 comment ne pas penser à mes ami(e)s, dont les enfants ne sont plus,

partis vraiment, mais vraiment beaucoup trop tôt ?

 

💔 comment ne pas penser à Sophie et son texte bouleversant hier

qui a fini d’enfoncer le clou ?

 

Alors, oui quelle importance l’absence d’un SMS !

  

Hier, autour d’un repas “campagnard-chic” nous avons fêté, entre amis, notre fête des mères,

sans nos enfants, pourtant pas vraiment partis habiter aux antipodes. C’est ainsi.

La douceur des plats se mêlant à l’amertume de l’absence.

 

Maman est partie depuis longtemps,

j’y pense, en paix, sans douleur.

jamais je n’aurais oublié le bisou,

les trois mots joyeux dans la bouche d’une enfant :

“bonne fête maman”

le cadeau fait à l’école dont j’ai tout oublié

ou le cadeau utile, inutile ou plaisir qui allait avec le bouquet de fleurs

lorsque j’étais plus grande.

 

Autre coïncidence, je picore, actuellement, le "journal de deuil" de Roland Barthes ;

au 28 mai 1978, date exacte de la fête des mères, il n'en parle pas, pourtant entre les lignes...

"la vérité du deuil est toute simple : maintenant que mam. est morte, je suis acculé à la mort (rien ne m'en sépare plus que le temps)

au 18 juillet 1978, il écrit : "chacun son rythme de chagrin"

 

 

Dans des boîtes, dans la cuisine

dans mon bureau, dans des tiroirs

dans le plus petit recoin

sont disséminés tes petits trésors, mon fils

un plateau, un coquetier, un tableau que sais-je encore ?

ils sont précieux

ils sont inestimables de douceur, de joie, d’amour

et je les garderai toujours.

 

A l’école avec mes CM2 on a écrit des poèmes, des recettes pour les mamans, c’était tendre,

bien que parfois un peu rugueux.

 

La loi est la loi et je la respecte

J’aime cette coïncidence,

elle  a du être faite pour moi,

en effet, elle est de ma génération :

24 mai 1950 : texte de loi instituant la Fête des Mères,

signé par le Président de la République Vincent Auriol.

(texte en annexe)

On peut remonter à la Grèce antique qui déjà fêtait les mères en quelque sorte.

Juste une interrogation puisque les mères sont officiellement  fêtées pourquoi faut-il encore parler de parité ?

Parfois, certaines choses m’échappent…

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photo personnelle ERC ©tous droits réservés - "auto-cadeau"

photo personnelle ERC ©tous droits réservés - "auto-cadeau"

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