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Publié par la tortue à plumes

 
JAMAIS !
Il n’est pas question de pardonner ni d’oublier, mais de vivre en puisant dans la force qu’ils nous ont donnée
Un mois après…
 
Presque comme avant
il a fallu ce temps pour commencer à reprendre le fil de la vie, presque comme avant.
Le presque fait toute la différence. C’est au niveau du plexus que quelque chose a changé à jamais.
Il ne s’agit que d’une “poignée” de gens au regard des milliards d’individus qui peuplent la terre et des attentats quotidiens perpétrés du pôle Nord au pôle Sud
longitude et latitude
équateur au milieu du chemin
immense chagrin
 
J’ai encore dans les oreilles sa bande audio
métallique, froide, implacable, glaciale comme la mort
des rafales désordonnées, millimétrées pour tuer, puis des tirs ciblés pour achever cette bestiale entreprise.
Bestiale ? Non ! que viennent faire les animaux dans cette histoire ? Les animaux ne tuent que pour se nourrir pas pour des divergences d’opinions, de religion, de moeurs, de coutume, d’endoctrinement sur des cerveaux atrophiés par l’absence de repaires.
je ne crierai jamais assez combien les mots :
AMOUR - AMITIÉ- RESPECT- ÉDUCATION - MERCI - BONJOUR - SVP … sont - dans leur simplicité - les fondements du vivre ensemble.
Il ne s’agit pas de problème de classe, de richesse ou de pauvreté.
 
J’ai encore devant les yeux son regard de haine et les mots prononcés, puis publiés par la presse.
J’ai encore dans la tête ses paroles vibrantes d’émotion, de colère, d’incompréhension, de compassion dans les interviews, TV et radio, RAI et d’autres, en direct, en différé... dans sa langue,
des souvenirs au scalpel, description chirurgicale de l’indicible,
instant par instant, du vécu et ce qu’il a vu et entendu.
J’ai ce privilège (je ne sais quel mot employer) d’avoir vécu à ses côtés, tous les instants après ce drame.
Nos vies en ont été changées.
Le presque fait vraiment toute la différence, le quotidien n’a plus le même nom.
La chance, le destin a fait qu’il est vivant et sain et sauf, surtout physiquement. Psychiquement, des traces de poudre resteront gravées à jamais en lui, comme une cicatrice invisible.
Alors j’ai décidé que je serai là, près de lui, comme un elfe pour m’assurer jour après jour que rien ne se détraque. Le cuir d’un senior a un énorme avantage ! c’est qu’il est poli, qu’il est craquelé, qu’il a vécu, et donc plus résistant que ces malheureux jeunes qui pensaient, et ils avaient raison, que la vie était un acquis, malgré les problèmes du quotidien.
Pour eux, le réveil est encore plus compliqué.
Alors, je veux, c’est un devoir, c’est une obsession, continuer à témoigner, pour que l’on oublie pas ce qui s’est passé et qui concerne chacun d’entre nous et non seulement Paris, mais la France et le monde entier.
Je voulais joindre la traduction de son témoignage, fait et refait auprès de la Police, dont l’écoute a été d’une très belle qualité et publié dans le Corriere dell’Umbria du 18 novembre.
(traduction - difficile d’émotion lorsque je m’y suis mise - au plus près de la force des mots)
Je voulais joindre la bande son.
Je n'ai pas ce courage.
 
Merci le destin, merci les petites étoiles, ce soir-là, à un concert ordinaire, dans un lieu ordinaire, avec des gens ordinaires, des amis pas ordinaires
merci à eux du courage qu’ils nous transmettent.
Ce Noël qui arrive à grandes enjambées sera POUR VOUS .
Ceux du vendredi 13 novembre au Bataclan ou ailleurs...
MERCI
JAMAIS
OUBLIER
PARDONNER
=====
 
ce n'est pas du sensationnalisme,  ce n'est pas morbide ce n'est pas...  seulement faire savoir, quand on sait...  encore faut-il pouvoir faire savoir
Jean-Michel Folon et Corriere dell Umbria
Jean-Michel Folon et Corriere dell Umbria

Jean-Michel Folon et Corriere dell Umbria

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