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La tortue à plumes

chroniques, littérature, écriture, mots, passion, ateliers d'écriture, organisatrice d'évènements à Colombes

çà aurait pu durer

Publié le 5 Février 2014 par la tortue à plumes in vu - lu - entendu...

 

Ennio Morricone

Il y avait eu Björk porte G. au Zénith, ce soir ce sera Ennio Morricone porte G. à Bercy.

G. : comme grand, généreux, génial, grandiose…

Un Bercy à guichets fermés, un air d'Italie flotte dans la salle. Le public est différent, plus exubérant, pas bruyant, pour une fois, bruissant, vivant, vibrant en quelque manière.

Un public cinéphile qui ne s'y trompe pas, la musique fait ou ne fait pas un film. C'est comme çà. Après une introduction sur écran d'Ennio Morricone racontant ses rencontres et surtout ses méthodes, trop long, beaucoup trop long. Que de sifflets dans la salle ! Je ne siffle pas, mais je suis d'accord, un peu de suffisance.

Pourtant j'ai aimé lorsqu'il a expliqué que composer une musique sur commande ou composer pour soi sont deux choses totalement différentes. Comme c'est bizarre, l'écho qui s'est produit en moi. Les mots ou les notes même combat.

Tout ceci semblera dérisoire lorsque ses 85 ans encore fringants monteront sur scène pour diriger cet orchestre de quasi 200 exécutants, dont un superbe chœur, qui a le don, de m'émouvoir au plus profond de mon être.

J'ai toujours aimé les chœurs, les chorales, tout en sachant que j'aurais été incapable de me fondre dans un groupe. Sauvage que je suis.

Je regretterai mon impatience à cette projection pré-concert.

Je regretterai les fautes de français sur les titres projetés sur écrans.

Je regretterai l'absence d'extraits de films.

Je regretterai l'absence d'un écran géant pour mieux apprécier les performances des musiciens.

Je regretterai… Non je ne regrette rien.

Avec mes jumelles inquisitrices, mais pas voyeuses, je me balade dans l'orchestre, je décortique les instruments, les voix, j'observe la finesse et l'élégance des mains du Maître.

Çà aurait pu durer encore et encore.

Çà a duré malgré tout plus de deux heures, pendant lesquelles, j'étais en voyage dans ma vie. Les films s'imposant comme des parcelles de vie. Vibration pour Sacco et Vanzetti.

Involontairement, l'Italie, celle que je connais, celle que j'aime était là, si proche et pourtant si lointaine. Le temps a passé. Il n'y a rien à faire, je sais que cette part de moi ne peut s'en détacher.

Et puis l'orchestre s'est tu. Mes souvenirs sont retournés dans leur case. Bercy s'est vidé, le métro s'est rempli. Le chemin du retour effaçait petit à petit les notes de musique. Quoique : "here's to you" trottait dans ma tête.

Vendredi, je continuerai mon voyage vers mon hier italien à l' Olympia.

Ce matin, je suis triste un ami italien est parti, trop jeune. La fête est un peu gâchée. 

=====

The Strength of the Righteous
Deborah's Theme
Once Upon a Time in America
Legend of 1900
H2S
The Sicilian Clan
Love Circle
Croce d'amore
Come Maddalena
The Good, The Bad and the Ugly - Titoli
Once Upon a Time in the West
A Fistful of Dynamite
The Ecstasy of Gold

Intermission

Chi mai
Cinema Paradiso
The Battle of Algiers
Investigation of a Citizen Above Suspicion
Sostiene Pereira
La classe operaia va in paradiso
Casualties of War
Abolisson
Il deserto dei Tartari
Riccardo III
Gabriel's Oboe
Falls
On Earth as It Is in Heaven

Encore 1
Here's to You

Encore 2
The Ecstasy of Gold

Encore 3
The Mission

çà aurait pu durer
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